Approche

Documenter le monde, c’est transmettre,
dans le but aiguiser le regard.
Si par bonheur, on y trouve de la beauté,
c’est d’autant plus un remède
contre la morosité. Une forme de résistance
à toutes les injonctions
d’asservissement qui pèsent sur nous.

“Sans lumière,
il n’y a pas d’espace

Bob Wilson

Claude Benzrihem Champion est diplômée
de l’École nationale supérieure des Arts Décoratifs
de Paris. Graphiste et directrice de création depuis 1983, elle cofonde en 1987 le collectif Thérèse Troïka, rassemblant trois femmes graphistes
qui collaboreront pendant 25 ans.
En 2012, elle crée son propre atelier de création, cbdesign. Elle vit et travaille entre Paris et Marseille,
où elle répond à des commandes de design graphique.

Parallèlement à son activité de graphiste,
elle développe une pratique personnelle autour
de la photographie. Pour elle, l’image photographique est un outil à la fois documentaire, sociologique et esthétique : une manière de capter le monde, nourrie par une grande curiosité, comme un carnet visuel des gens, des lieux et du temps.

Depuis une dizaine d’années, elle construit un univers visuel coloré à partir de ses promenades photographiques — une sorte de danse entre hasard et méthode, riche en surprises visuelles.

Dans ses « carnets photos », elle affectionne les portraits, les portraits-paysages, les ready-made
et l’abstraction. Ce travail compose un répertoire aléatoire du monde tel qu’il est encore, une invitation à le regarder autrement, à le préserver
et à en transmettre la mémoire.

à suivre
sur Instagram @claude.benz_photo
site photo – https://cbdesign-images.fr/
site design  https://www.cbdesign.fr

Arpenter les villes, la campagne, les entre-deux et en relever des détails, des atmosphères singulières.

À leur insu le plus souvent, j’aime photographier les gens, l’air de rien, facétieusement. Je m’approche en mode silencieux ou je reste à distance. Je suis invisible.

Dans toutes sortes de situations, des objets improbables grimacent, tiennent la pose et parlent pour nous. Une forme d’animisme loufoque.

Un portrait c’est une émotion assurée, à partir de deux personnes, on entre dans le narratif, le romanesque, le théâtre…

Atmosphères et paysages grand large, le format panoramique exprime plus, les personnages deviennent une partie du tout.

L’Heure bleue, la “Blue note”
est une subtilité visuelle et musicale. Mon goût pour les balades vespérales m’offrent parfois le plaisir de capter la magie de ce moment entre chien et loup, du mélange entre le bleu d’encre total et les braises du couchant…

Gracieux, placides, énervés,
on retrouve chez les animaux des émotions connues, et on s’invente tous les scénarios possibles.

La pose. Légère, rude, implacable, joyeuse. Des inconnus, des artistes, des gens croisés dans la rue, des amis… Le portrait, comme déclaration d’amour permanente. Les regards tendres, obliques, présents, absents…
La déconnade, toujours.

Des photos dans la photo

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